Catching Fire, l’avènement d’une icône

Le deuxième volet de la trilogie Hunger Games sort mercredi prochain. J’ai eu la chance de le voir en avant première, je n’ai pas été déçue.

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C’est parti mon kiki.

Katniss et Peeta ont défrayé la chronique en sortant tous les deux vivants des 74ème Hunger Games. En se montrant prêts à mettre fin à leurs jours plutôt que de s’entretuer, ils ont créé un précédent dans l’histoire des jeux. Tandis que les « amoureux maudits » se lancent dans leur tournée victorieuse, les districts de Panem grondent. Les habitants supportent de moins en moins l’oppression du régime et certains tendent à voir dans le stratagème de Katniss – c’est elle qui a eu l’idée du double suicide – une insoumission au pouvoir en place qui les inspire.

Peu convaincu de la prestation de Katniss en amoureuse désespérée, le Président Snow lui pose un ultimatum : soit elle reste dans les rangs et se donne à fond dans le rôle qu’elle est censée tenir, soit elle encourage la révolte avec son comportement fougueux et met en danger sa famille et les gens qui lui sont chers. Malheureusement, la jeune fille ne brille pas par ses talents d’actrice.

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You don’t say ?!

Tous les 25 ans, les Hunger Games annuels prennent la forme d’Expiations (Quarter Quell). Plus cruels et plus spectaculaires que les jeux traditionnels, ces tournois sont censés asseoir la violence symbolique du gouvernement au gré de son imagination perverse. Cette année, le principe reste le même : une arène, un tribut masculin et un tribut féminin pour chaque district et la consigne de s’entretuer pour qu’il ne reste qu’un survivant. Sauf que cette fois-ci, le Président Snow compte bien profiter de l’occasion pour annihiler les fomentations perturbatrices au sein du bas-peuple. Il s’attaque à ceux qui symbolisaient l’espoir dans l’adversité : les Vainqueurs des jeux précédents. C’est parmi eux que seront tirés au sort les 24 participants de l’Expiation. Le destin de Katniss est une nouvelle fois scellé, elle est la seule tribut féminin du district 12 à avoir gagné les jeux : elle devra retourner dans l’arène.

Catching Fire s’inscrit dans la lignée du premier volet. Du rythme, des combats, une caméra mobile et proche de l’héroïne, Francis Lawrence utilise les mêmes ficelles que Gary Ross et c’est toujours aussi plaisant. Comme c’était le cas dans le roman, le film est centré sur les stratégies politiques et les manipulations médiatiques mises en place par les personnages, ce qui permet une compréhension optimale de la situation pour quelqu’un qui n’a pas lu les livres. Les explications arrivent de manière naturelle, sans que cela paraisse surfait et pour cela, le personnage de Plutarch Heavensbee, joué par Philip Seymour Hoffman, est primordial. Les nouveaux personnages entrevus, à l’instar de Finnick et Johanna (Sam Claflin, vu dans Pirates des Caraïbes ou Blanche Neige et le chasseur et Jena Malone, vue dans Donnie Darko, Orgueil et Préjugés ou Sucker Punch) permettent également d’en savoir plus sur les dessous du système.

Les personnages principaux ne sont pas pour autant laissés de côté, on ne s’intéresse pas aux mêmes facettes de leur personnalité. Si le premier film s’attachait à montrer l’indépendance et la force de caractère de Katniss, le deuxième étoffe le personnage (grâce à une interprétation irréprochable de Jennifer Lawrence) en montrant sa profondeur, ses doutes et ses faiblesses. Le spectateur assiste, aussi dépassé que l’héroïne elle-même, à la naissance d’une icône. Le personnage de Peeta, toujours aussi lisse et discret laisse peu de marge de manœuvre à Josh Hutcherson qui remplit tout à fait honnêtement sa part du contrat. En revanche, le personnage de Gale prend de la substance, ce qui donne plus de place à Liam Hemsworth. On peut regretter que cela se fasse au profit d’une romance inutilement détaillée.

Catching Fire confirme la bonne surprise du premier volet. Aux Etats-Unis, le succès est au rendez-vous : lors du premier week-end après sa sortie, le film a généré 161,1 millions de dollars. Ces chiffres dépassent ceux du deuxième volet de Twilight qui détenait le record du nombre de places vendues en novembre. Les producteurs doivent s’en frotter les mains. Ils avaient déjà annoncé dès le départ que quatre films seraient tirés de la trilogie. Les deux derniers épisodes développeront le troisième tome, La Révolte (Mocking Jay). Ils devraient sortir en 2014 et 2015 et promettent une fin épique pour la saga Hunger Games.

Sortie le 27 novembre.

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8 réponses à “Catching Fire, l’avènement d’une icône

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