Hunger Games, leçon de survie

Catching Fire sort, et si vous prenez le train en route, retour sur le premier volet, Hunger Games.

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Ouais, cliquez quand-même ci-après pour avoir une idée plus précise de quoi ça parle.

Katniss Everdeen a 16 ans. Elle habite dans le 12ème district de Panem, une nation construire sur les cendres des Etats-Unis. Son avenir est tout tracé : à 18 ans, elle quittera les bancs de l’école et ira travailler dans l’industrie minière, comme la quasi-totalité des habitants de son district. Pour échapper à la misère écrite de son existence, elle se sert de ses talents d’archère pour chasser illégalement de quoi nourrir sa mère et sa sœur. Tandis qu’elle s’occupe de la survie de sa famille, un sort plus funeste menace de s’abattre sur elle. Depuis leur insurrection manquée face au Capitole, 74 ans plus tôt, les douze districts de Panem doivent fournir chaque année un garçon et une fille pour participer à un tournoi télévisé. Les tributs, tirés au sort parmi les 12-17 ans de chaque district, doivent s’affronter dans un combat à mort duquel ne peut sortir qu’un seul vainqueur. Voilà et surtout, « puisse le sort vous être favorable », martèlent les organisateurs.

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Ouais moi aussi, j’adoooore la télé réalité.

Afin de préserver sa sœur, Katniss se porte volontaire pour participer à ces jeux sanglants. Entre les hypocrisies stratégiques et la cruauté inéluctable du terrain, la jeune fille tentera, tant bien que mal, de revenir vers les siens.

Tiré du premier tome de la trilogie de Suzanne Collins, le film de Gary Ross est une adaptation remarquable de l’univers sombre et sans pitié de l’auteur. Il faut dire qu’elle a participé à l’écriture du scénario. Mais plus que cela, la réalisation presque asphyxiante à certain moment dépeint la pression de ces Hunger Games, qui n’ont rien de jeux bons enfants. Le rythme du montage retranscrit l’urgence de la situation. Jennifer Lawrence donne vie à l’impétueuse Katniss. Elle incarne à la fois le désespoir, l’acceptation et la volonté de ne pas se laisser avaler par un destin qu’elle ne contrôle pas. A ses côtés, Josh Hutcherson (qu’on avait vu tout jeune dans le Secret de Terabithia, un drame fantastique) et Woody Harrelson font un travail remarquable, l’un en Peeta, outsider tétanisé, l’autre en Haymitch, mentor désabusé (et alcoolisé). Les prestations de Lenny Kravitz et Stanley Tucci, en retrait mais essentiels dans la narration, sont également à noter.

On remarque l’effort porté aux décors, aux effets spéciaux et aux costumes qui permettent la mise en image réaliste du roman. Ils montrent le sérieux qui a été apporté quant à la réalisation du film et la volonté de ne pas avoir un rendu uniquement destiné à un public jeune, comme l’adaptation de The Mortal Instruments, issu lui aussi de la teen-lit. Résultat, le blockbuster a conquis les fans et la critique et les réactions quant au second volet semblent être du même acabit.

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6 réponses à “Hunger Games, leçon de survie

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