Winter’s Tale, un film qui laisse de glace

Il était une fois une jeune fille aux cheveux roux. Elle était belle, aimante, aimée et elle se plaisait à raconter que tout ; la vie, les Hommes, la mort, l’amour, les miracles ; était relié par la douce lumière des étoiles. Malheureusement, à tout juste 21 ans, elle était rongée par un mal incurable, une fièvre qui s’intensifiait lorsque les battements de son cœur s’amplifiaient. Ainsi, pas de danse, pas d’émotion et surtout, pas d’emballement, il fallait réguler sa température.

C’était sans compter sur les forces du monde. Les bonnes comme les mauvaises : chacun y va du sien pour que son camp s’impose. Le destin va placer sur son chemin le brave Peter Lake, voleur, orphelin et, désormais, amoureux transi. A peine a-t-il posé les yeux sur elle qu’il est prêt à tout pour sauver la jeune fille aux cheveux roux.

On ne questionnera pas la pertinence quant à la date de sortie. Winter’s Tale au début du printemps ça perd de son cachet mais, à sa décharge, il est sorti un peu plus en hiver dans les pays anglophones. Parce que non seulement on n’est pas capable de traduire un titre correctement mais en plus de ça les versions françaises dénaturent le jeu des acteurs et, pastèque sur le pépito, ça prend du temps de les fournir. La totale. Mais, honnêtement, ce n’est pas ça le pire.

Ceux qui me connaissent se demanderont pourquoi je suis allée voir le film. De l’amour gnangnan, des miracles, des méchants pas gentils et des gentils pas méchant : sur le papier, ça avait tout pour me déplaire. Oui mais y avait Birdy dans la bande annonce, je me sentais d’humeur romantique, ma fidèle compère avait envie de le voir et c’était la fête du cinéma. Spoiler : ce ne sont pas de bonnes raisons pour aller voir un film mais il y avait toujours une mini-tiny chance pour que je sois surprise !

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Entre nous, si j’avais vu ce visuel avant d’aller au ciné, je me serais battue pour pas voir le film.

Non. Non ! Non ! Non ! Le film n’a rien de surprenant. C’est aussi cucul que la bande-annonce veut bien le laisser croire sauf, qu’au moins, la bande-annonce est rythmée. Mélangé au manichéisme primaire et latent, cela donne lieu à des scènes tellement ridicules qu’elles en deviennent inoubliables. Les acteurs ne sont pas mauvais mais ils sont noyés dans ces miasmes de bons sentiments et étouffés par ces relans de niaiserie écœurante. On se demande ce que tout ce casting (Colin Farell, Jessica Brown Findlay, Russell Crowe, Jennifer Connelly et Will Smith) fait enlisé dans ce conte poussif et englué. Non vraiment, le premier essai à la réalisation de Akiva Goldsman (scénariste de Da Vinci Code et d’Un Homme d’exception pour lequel il avait reçu l’Oscar de la meilleure adaptation en 2001, entre autres) n’a rien de concluant.

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2 réponses à “Winter’s Tale, un film qui laisse de glace

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