The Maze Runner : une autre trilogie a trouvé le chemin du ciné

Après Summit et Divergent, voici la Twentieth Century et The Maze Runner. L’adaptation du premier livre de la trilogie de james Dashner arrivera sur nos écrans en octobre (VOIR ICI). Bonne nouvelle pour les fans, l’auteur a participé à l’écriture du scénario.

De Wes Ball, avec Dylan O’Brien (Teen Wolf) et Thomas Brodie-Sangster (Love Actually, Games of Thrones).

Sinon, à l’origine, les bouquins, c’est ça :

Il s’appelle Thomas. Thomas tout court. Il a 16 ans. Enfin, peut-être, à vue d’œil. Il ne se rappelle de rien et son arrivée parmi les Gladers est comme une nouvelle naissance. Newt, Alby, Chuck, Mihno, Gally, …, ils sont une cinquantaine, tous des garçons adolescents, à vivre en toute autonomie au centre d’un labyrinthe insoluble, peuplé de créatures dangereuses. On leur fournit de la nourriture, de l’électricité, des équipements. Certains sont là depuis deux ans, tous ont perdu la mémoire. On les observe. Personne n’est au courant de ce qui se passe mais tout le monde a le même objectif : trouver la sortie du labyrinthe, déjouer ses dangers et retrouver son passé.

Le temps presse, surtout depuis l’arrivée, un jour après Thomas, d’une jeune fille évanouie que l’adolescent, il en est sûr, a déjà vu auparavant. Au long de leur périple, Thomas et les Gladers devront faire face à de nombreux obstacles : des catastrophes naturelles, un virus extrêmement volatile qui transforme progressivement en zombie les personnes qui en sont infectées et surtout, WICKED, un organisme dont le nom semble faire irruption à chaque nouveau mystère.

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Dystopie + Teenlit : à quelques détails près, on ne change pas une équipe qui gagne (des sous)(kikoo Hunger Games, Divergent, pour ne citer qu’eux). Les motivations sont connues d’avance : découvrir son identité, l’assumer, se faire des amis, en perdre, les venger, s’émanciper, gagner sa liberté, se battre pour la garder. On a vu ça des dizaines de fois, si vous souhaitez tomber sur une construction inédite, passez votre tour. Par contre, si vous avez envie de connaître l’intérêt de ce bouquin, ce qui fait son identité, restez dans le coin.

C’est difficile de se démarquer des autres dans un univers où les motivations des héros et des antagonistes se ressemblent tant. La solution qu’a trouvée James Dashner est d’emprunter des éléments à plusieurs genres. A l’Heroic Fantasy, il prend le contexte et les personnages. A la science fiction, il prend l’époque futuriste, les créatures mi-animales mi-robots, la super-technologie. A l’horreur, il prend les zombies, le suspense, une mise en lumière plutôt sombre et quelques détails gore. A la romance, il prend des situations dramatiques, des attirances inexplicables et des gestes héroïques. Rien de tout cela n’est nouveau mais le mélange est sympathique.

D’autant que dans cette mosaïque d’inspirations, les personnages et notamment leurs interactions, sont particulièrement travaillés. Le héros suit une évolution qui n’est pas linéaire, il connaît des sensations humaines et pas vraiment nobles comme la rancœur et la rancune. De plus, les dialogues, grâce à un jargon simple et du vocabulaire inventé permettent aux protagonistes quelque chose de plutôt inédit dans les livres pour ados : ils jurent. Du coup, c’est vachement plus crédible et ça ne trompe pas grand monde. On me dira pas que « Shuck » n’a rien à voir avec le F-word. De plus, la maladresse de ces adolescents qui ne savent exprimer leur attachement qu’à travers des taquineries aux allures d’insulte est plutôt touchante.

Tout cela est dirigé par la poigne de James Dashner fait ce qu’il veut du lecteur. L’utilisation de la troisième personne la place à côté de Thomas et la façon de raconter l’action donne l’impression d’y prendre part. Un peu comme si le lecteur était l’un des nombreux Gladers anonymes : il est pris par le récit, incapable, à l’instar des autres personnages de délier le faux du vrai, à l’affut du moindre indice, de la moindre piste. Le résultat est prenant, haletant et plutôt facile à lire.

Au passage, James Dashner a écrit un prequel à sa trilogie, The Kill Order, sorti en août 2012.

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4 réponses à “The Maze Runner : une autre trilogie a trouvé le chemin du ciné

  1. Voila ce que j’aimais dans le livre sans jamais réussir à mettre le doigt dessus. A chaque fois qu’on me demande pourquoi j’aime bien les livres, je ne sais jamais comment répondre. Je saurais maintenant.
    C’est vrai que ça suit la lignée de Hunger Games et Divergent, mais ça reste quand même différent.

    Et puis, j’ai eu la chance de rencontrer James Dashner, alors le livre a obligatoirement une place particulière dans mon cœur et même si je n’arrive pas toujours à la défendre comme il se doit, et bien je l’aime vraiment beaucoup.
    Je suis curieuse de voir ce que le film va donner. J’avais espéré qu’on voit les Grievers, même si je me doutais qu’on ne le verrait pas. Et avec Dylan O’Brien et Thomas Brodie-Sangster, je pense que le rendu sera pas mal du tout (Thomas joue dans Game Of Thrones aussi !)

    • Merci pour la précision, je rajoute de ce pas !
      Je trouve aussi que c’est injuste de ramener les livres de teenlit au fait que les récits sont tous basés sur le même schéma narratif. Les tragédies aussi suivent la même trame et on n’a rien à y redire, cela n’empêche pas qu’elles sont toutes différentes les unes des autres. C’est pareil pour les ouvrages dont je parle ici.
      Je n’avais pas vu la bande annonce du film avant d’écrire l’article mais j’aime assez l’ambiance qu’elle donne et l’impression qu’elle laisse. (Et puis j’adore Newt alors qu’on lui donne la bouille du gosse de Love Actually, ça me fait très très plaisir).
      Et sinon, tu as pu discuter avec JD ?

      • Mais de rien ^^
        Il y en a toujours pour se plaindre, de toute façon. Ce qu’on reproche aux Teenlits, c’est que ce sont des ados les personnages principaux et finalement, beaucoup de plus vieux pensent qu’ils ne sont pas capable de faire la moitié des trucs qui se passent dans les livres. Même quand elle n’a rien fait de répréhensible, les gens ont dû mal à accorder de la crédibilité à cette génération. Pourtant, c’est bien elle qui va faire vivre le monde à un moment ou un autre. C’est de la discrimination plus silencieuse, selon moi. Et puis, tout le monde s’inspire de tout le monde, de toute façon, alors c’est normal qu’on retrouve les mêmes bases, mais ça ne veut pourtant pas dire que c’est la même chose.
        Ah Newt, je l’aime bien aussi. D’ailleurs, j’ai pleuré dans le troisième tome à cause de lui. Alors avec la tête de Thomas Brodie-Sangster, ça va être pire. Et puis Dylan, quoi. Il est exceptionnel en cette fin de saison de Teen Wolf.

        Oui, j’ai pu discuter un peu avec JD. Il est franchement super sympa, très avenant. Il m’a demandé comment j’avais connu son livre et m’a dit qu’il passerait le bonjour à Dylan de ma part (je doute qu’il l’ai fait XD). J’ai un super bon souvenir de cette rencontre. En plus, c’est lui qui a proposé qu’on soit prit en photo ensemble. Je n’aurais pas demandé de moi-même. Il n’est pas très connu dans mon entourage, alors la photo n’a pas fait d’émules, mais ce n’est pas grave.
        Ça fait plaisir, une expérience comme ça. C’est un de mes meilleurs moments de cet hiver.
        (Désolée pour la longueur du com…^^’)

  2. Pingback: The Maze Runner, adaptation réussie | Pauline C.·

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