Divergent, Shailene Woodley se démarque

L’adaptation du premier tome de la série de Veronica Roth, Divergent, est sortie hier au cinéma. Il s’agit de la première partie d’une trilogie dystopique mettant en scène une héroïne adolescente et combative.

Béatrice a 16 ans. Elle vit avec ses parents et son frère dans la faction Abnegation, composée des individus qui s’oublient pour aider les autres. Demain, lors d’une grande cérémonie elle fera le choix le plus important de sa vie : elle pourra décider de rester dans sa faction ou d’en rejoindre un autre. Cinq alternatives s’offriront alors à elle : rester ou elle est ou rejoindre les intelligents Erudite, les amicaux Amity, les francs Candor ou les courageux Dauntless. Afin d’aiguiller son choix, elle passe un test censé déterminer le profil qui lui correspond le mieux. Seulement voilà, le test n’est pas concluant. Non seulement elle ne sait pas qui elle est et quelle faction lui convient mais en plus, elle découvre qu’elle est Divergent et que pour ça, elle est en danger.

Si vous ne voulez pas savoir le choix de faction qu’elle fait histoire de garder un peu de surprise, arrêtez-vous à 1:10.

Je vous entends dire d’ici avec un air suffisant et catégorique « han ça ressemble trop à Hunger Games ! » Arrêtez-ça tout de suite. Alors d’accord, il y a trois éléments de base qui sont similaires : adapatation de teenlit + dystopie + héroïne féminine mais ça s’arrête ici. C’est le même genre, il faut y aller en sachant que le schéma narratif habituel sera respecté donc ce qui est intéressant n’est pas réellement ce qui va arriver mais plutôt comment cela va se passer. Divergent (le film, j’ai parlé du livre ici si ça vous intéresse) a ses propres qualités, ses propres défauts.

Divergent-factions

La première qualité est l’univers. Il est parfaitement fidèle à celui développé par la jeune Veronica Roth. Le système politique et les factions sont plutôt bien dépeints mais on se passerait bien de la narration de début et de fin. La trame principale est fluide même si le montage fait qu’elle peut paraître hachée et qu’on ne sait pas trop le temps qui s’écoule.

Les personnages principaux sont décrits entièrement au détriment des personnages secondaires qu’on ne prend pas le temps de réellement voir agir. Grosse déception, notamment, au niveau d’Al, Will et Peter qui sont presque anecdotiques dans le film alors que leurs personnages sont beaucoup plus intéressants dans le livre. Les mauvaises langues diront qu’il fallait bien laisser du temps à l’écran pour Kate Winslet. Son personnage, Jeannine Matthews est beaucoup plus présent que dans le livre. En même temps, on en veut pas au réalisateur : voir la star, oscarisée en 2009 pour son rôle dans The Reader, dans un film de ce genre, c’est plutôt inattendu alors on en profite.

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Les choix esthétiques faits par le réalisateur, Neil Burger (The Illusionist, Limitless) servent à la narration et devraient plaire au public adolescent. La scène de la tyrolienne est particulièrement réussie. Le tout est enrobé par une BO très variée et donc plutôt inégale. J’ai eu du mal à voir la continuité, par exemple entre Woodkid (dont la chanson Run Boy Run est plutôt bien exploitée) et le très clubber Find You de Zedd (qui inscrit le film dans un univers très adolescent).

En bref, ni terriblement mauvais, ni exceptionnellement bon, la seule chose qui peut démarquer le film des autres adaptations du genre est la prestation de Shailene Woodley qui, bien entourée par Theo James et Zoe Kravitz, est ultra-crédible aussi bien dans l’action que dans l’émotion. on la retrouvera, avec Ansel Elgort, son frère dans Divergent, dans l’adaptation de The Fault in Our Stars, prévue pour août.

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13 réponses à “Divergent, Shailene Woodley se démarque

      • C’est tout à fait le genre de film qui me plait, alors je vais sûrement me laisser tenter à un moment ou un autre. Quand tout le monde sera occupé à voir Spiderman, comme ça, je serais toute seule dans la salle 😀

      • Ce n’est pas encore sûr que j’aille le voir, mais il n’y a rien d’autre au ciné à part ça, donc… 🙂

      • Il y avait quelques personnes, mais ça allait. Pas trop d’adolescentes en chaleur et en plus, elles se tenaient. Et finalement, c’est bien qu’il y avait quelques personnes, parce que j’aime bien la réaction des anglais. On dirait qu’ils regardent une pièce de théâtre car ils n’hésitent pas à réagir. Je n’ai jamais vu ça en France…

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