Looking for Alaska, découverte de l’inconnu, recherche de l’inconnaissable

A 16 ans, Miles Halter n’a pas le moindre ami. Il n’a jamais mis un pied en dehors de la stabilité du cocon familial et la chose la plus excitante qu’il n’ait jamais faite est de s’abreuver de biographies de personnes célèbres et de retenir leurs derniers mots. Sur son lit de mort, par exemple, François Rabelais aurait soufflé « Je m’en vais chercher un grand peut-être. »

Miles décide de partir lui aussi en quête d’un Grand Peut-Être. Il choisit d’intégrer le lycée pensionnat de Culver Creek, en Floride, loin de son Alabama natal. Là-bas, il fait la connaissance de Chip Martin, alias The Colonel, son colocataire et de la belle, intelligente, mystérieuse, imprédictible, lunatique et irritable Alaska Young. Miles, qui se fait surnommer ironiquement Pudge par rapport à son physique de grand piquet, tombe sous son charme immédiatement. Ce n’est pas réciproque mais ils vont quand-même se lier d’amitié. Alaska et The Colonel prennent Miles sous leur aile et le jettent brusquement dans le Grand Peut-Être. Ils seront l’arrière-plan de toutes ses premières fois. La fête, l’amitié, l’amour… la peine.

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Looking for Alaska (en français Qui es-tu Alaska ?) est le premier roman de John Green (The Fault in our Stars), publié en 2005. Il s’agit d’un compte à rebours vers ce que l’on découvre être inévitable. Loin de véhiculer une image idéalisée de l’adolescence, l’auteur parvient à retranscrire avec des mots justes d’adulte les sensations si particulières de la perte et du rejet de l’enfance. Il y montre l’invincibilité et l’impunité, façades illusoires, évidemment, mais impulsions salvatrices. Il y montre le tout, le rien, l’impossible, l’inéluctable, le vide, le doute et les questions sans réponse. Au milieu de tout ça, lorsque la découverte innocente se transforme en recherche obsédante, Miles apprend la vie, sa douceur, sa cruauté, ce qu’elle offre et ce qu’elle prend. Le lecteur, emporté et tout acquis à sa cause, le regarde se dépêtrer, l’encourage et voit mûrir ses pensées, toucher du doigt la sagesse, comprendre en partie le Grand Peut-Être.

 Damn it, how will I ever get out of this labyrinth?

Simón Bolívar

Une adaptation cinématographique de Looking For Alaska a été envisagée où Josh Schwarz (Gossip Girl) aurait au scénario et à la réalisation mais Paramount, pas très enthousiaste, aurait finalement repoussé le projet indéfiniment. 

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2 réponses à “Looking for Alaska, découverte de l’inconnu, recherche de l’inconnaissable

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