The Fault in Our Stars, la vie d’Hazel

D’abord, pardon. Certains d’entre vous l’ont vu sur Facebook ou sur Twitter, je me suis lancée à corps perdu dans une aventure chronophage qui me demande toute mon attention : la lecture de Game of Thrones. Les cinq tomes. Les sept livres. Oui Messieurs dames, je suis comme ça, je fais pas les choses à moitié et il se peut que je sois un peu obsédée par cette occupation parce que j’ai environ 15 ans de retard sur le monde. C’est une raison un peu nulle pour ne pas avoir écrit ici mais c’est la seule que j’ai alors vous devrez faire avec. Coeur.

Malgré tout le dévouement dont je fais preuve dans cette tâche, j’ai réussi à m’en arracher pour aller voir TFIOS avec LadySo. Et, environ une éternité plus tard, voilà ce que j’en ai pensé :

Si sa vie avait été une comédie romantique, Hazel aurait été belle, intelligente, drôle et délicate. Elle aurait rencontré un jeune homme fort, romantique et passionné. Leur amour aurait été sincère, durable et inspirant pour l’entourage de ce couple parfait. Et même pour les voisins de l’entourage de ce couple parfait. Et leurs voisins aussi.  Hazel et son parfait partenaire auraient généré une marmaille blonde et bondissante et jamais dans ce récit idyllique on n’aurait osé parlé de cancer, de métastase ou de poumon défectueux.

Sauf que la vie d’Hazel n’est pas une comédie romantique. la jeune ado a beau être belle et intelligente, elle est aussi malade et condamnée. Ça ne l’empêche pas de rencontrer Augustus, aussi romantique et passionné qu’un personnage de comédie romantique peut l’être mais aussi amputé. Ils font connaissance dans un groupe de soutien où des adolescents, fortement poussés par leur entourage, viennent partager leur quotidien, leurs luttes, leurs victoires et leur maladie. On y parle de mort, de souffrance, de douleurs et d’angoisses. Dans cet environnement sombre, Hazel et Gus découvrent les étincelles l’un de l’autre.

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Augustus est plein d’esprit, d’entrain et de vivacité. Hazel brille par ses sarcasmes, sa philosophie et sa volonté de fer. Leur histoire n’a rien à envier à celle d’un film à l’eau de rose. Ah si… la fin.

Adaptation du roman du même nom écrit par John Green en 2012, le film réalisé par Josh Boone est fidèle à l’univers et à l’histoire de l’auteur.  Pour autant, comme c’est le cas pour la plupart des adaptations de romans, la version cinématographique est le fruit de sélections, d’altérations et d’atténuations. Certains réalisateurs choisissent de couper des pans de l’histoire, supprimer des scènes ou des personnages. Josh Boone, lui, n’a que peu modifié la trame. Il n’a pas changé la narration ni la chronologie. Pour condenser le livre en 126 minutes, sa technique a été de niveler, d’édulcorer de dédensifier.

Là où le roman était original, authentique et poignant le film se contente d’être un drame adolescent comme on en voit beaucoup d’autres avec des personnages aux caractères forts, certes, mais interchangeables. La BO plutôt soignée, les prestations honorables de Shailene Woodley et d’Ansel Elgort et celle, tout en douceur de Laura Dern, n’y changent rien, ce film laisse un arrière-goût presque fade et passe-partout.

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7 réponses à “The Fault in Our Stars, la vie d’Hazel

    • Non mais le film est pas mauvais en soit. C’est une adaptation fidèle et l’histoire est touchante et tout. C’est juste qu’elle est mieux racontée dans le livre à mon sens.

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