The Hobbit : La bataille des cinq armées, un final explosif

Souvenez-vous ! En 2012, nous avions rencontré Bilbo et ses acolytes nains. Ils se lançaient alors dans une quête dangereuse et ô combien fastidieuse qui placerait sur leur chemin moult embûches épineuses, ennemis héréditaires mais aussi alliés inattendus, avant de trouver un dénouement heureux : la compagnie, avec Thorin à sa tête, devait tirer la Montagne Solitaire, royaume nain fleurissant de jadis, des griffes de Smaug le dragon.

Mais l’histoire ne se termine pas sur la compagnie triomphante, batifolant dans les galeries débordantes de l’or jalousé par le dragon. Ce serait oublier les embûches, les alliés et les ennemis. Eux aussi, réclament la part du trésor qu’ils estiment leur : de riches bijoux, un dédommagement convenu ou même, la montagne, elle-même, dont la position stratégique serait un avantage précieux pour une avancée des ténèbres sur la Terre du Milieu. Thorin, aveuglé, obsédé maladivement par les richesses qui l’entourent, fait la sourde oreille et se terre dans son royaume retrouvé. Des flots de Nains, Hommes, Elfes, Orcs et Wargs confluent au pied de la montagne solitaire. Cinq armées décidées à en découdre, et au milieu, un semi-homme, Bilbo, le Hobbit.

Les amateurs de grandes batailles étaient restés, il est vrai, sur leur faim avec les deux précédents opus. Voilà de quoi les régaler. Peter Jackson se rattrape avec tout le talent qu’on lui connait pour les scènes de combats démesurées. Il excelle dans ce style, montrant à la fois le contexte, les mouvements de masses, les stratégies et, dans ce chaos organisé, les personnages et leurs batailles intérieures, tout ça rythmé par le fracas des armes et les cris des vaincus. Evidemment, c’est dense et les petites pauses qu’il a disséminées pour nous permettre de reprendre notre souffle seraient les bienvenues si elles n’étaient pas, pour une partie d’entre elles, aussi inutilement sentimentales et non-pertinentes dans le déroulement du récit.

Comme on pouvait s’y attendre, Tauriel, aussi brave et combattive soit-elle, ne se distingue malheureusement que par sa niaiserie. Cela n’est pas dû à la prestation d’Evangeline Lily, fraiche et virevoltante mais ajouter son personnage comme faire-valoir romantique à la trame du livre n’avait simplement rien de nécessaire et son histoire avec Kili est loin d’être une justification satisfaisante. Le personnage de Legolas, joué par un Orlando Bloom moins leste que lors de la trilogie du Seigneur des Anneaux, n’apparaît pas non plus dans le Hobbit de Tolkien mais il a au moins été créé par lui. Il apporte, comme d’habitude, une légèreté gracieuse et ample dans le brouhaha visuel calculé des combats de Peter Jackson.

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Des autres acteurs à l’affiche (Ian McKellen, Richard Armittage, Lee Pace, Luke Evans) Martin Freeman, dans le rôle de Bilbo est celui qui parvient le mieux à tirer son épingle du jeu. Là où les autres comédiens se montrent irréprochables, justes et convaincants, il apporte un soupçon supplémentaire de spontanéité qui transperce l’écran.

Au final, malgré les critiques justifiées que l’on peut en faire, La Bataille des cinq armées reste une conclusion explosive à un rab de Terre de Milieu que les fans de la première trilogie ne sauraient refuser –à raison. Visuellement, le film est dans la lignée du travail de réappropriation de l’univers de Tolkien par Peter Jackson. Il est émouvant, parfois ; drôle, souvent et, surtout, épique, toujours.

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